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-Soirée vulgairement amer.
La nuit commence à tomber, les secondes semblent stagner, se cogner entre elles et le temps semble si confus, si pesant. Tous s'accélère comme tu l'avais prévu. J'entend dans ma tête les claquements régulier de la déception, du son que tu produiras quand tu apprendras ce qu'il se passe ici. Dire que tu aurais pu assister a ce changement. Oui, parce qu'il s'est produit il y a quelques secondes, quelques semaines, quelques mois peut être. Changement si abstrait que même le temps n'arrive pas définir ses formes. Il ne se repose sur rien, il est juste présent. Si ce n'est pas moi qui est changé alors, c'est vous.
La raison de ce changement m'obsède, l'inévitable n'existe pas dans l'hypothèse que tout est possible. La nausée me prend. L'effet d'un écoeurement douceâtre. La tête qui tourne, cette voix qui ne peut s'arrêter. Il faut faire un choix. Quel utilité ?
Rien ne pourra remplacer le sentiment aussi amer qu'il soit, ce changement éc½urant. Mais le pire c'est que tu n'a pas provoqué son existence. Le plus amer, c'est que ce changement que nous vivons,
n'est que que la fusion de notre éloignement.
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